Plan du livre

Ce livre se compose d’une préface, d’une introduction, de trois parties et d’une conclusion.

LA PRÉFACE :

Elle est centrée sur les motivations derrière le choix de ce sujet. Elle présente aussi le plan de ce travail de recherche.

L’INTRODUCTION :

Elle est axée sur la définition du terrorisme d’un point de vue linguistique et sémantique.

PREMIÈRE PARTIE :

LE TERRORISME : SES CAUSES ET SES MÉFAITS

Cette partie comporte deux chapitres :

Premier chapitre : Les causes du terrorisme

Ces causes sont :

Deuxième chapitre : Conséquences et méfaits du terrorisme

Ces conséquences et ces méfaits sont :

I. Le ternissement de l’image radieuse de la religion

II. L’effusion du sang sacré des Musulmans, des « protégés » et de ceux avec lesquels « un pacte de sécurité » a été conclu

III. La perturbation de la paix et de la sécurité et la propagation des troubles et de la corruption

IV. La destruction des logis, des propriétés et des services publics, et le pillage des biens

V. Détourner l’attention de la communauté de ses véritables préoccupations

VI. Entraver la prédication islamique, resserrer l’étau autour des associations caritatives et faciliter la tâche de ceux qui cherchent à porter atteinte à l’Islam et aux Musulmans

DEUXIÈME PARTIE :

LE TERRORISME : SON OPPOSITION À LA CHARIÂ ET AUX PREUVES LEGISLATIVES. REFUTATION DES EQUIVOCITES DE SES ADEPTES

Cette partie se compose de deux chapitres : Premier chapitre : L’opposition du terrorisme à la Chariâ Cinq infractions relatives à l’idéologie terroriste seront abordées :

I. La remise en question de l’honoration de l’homme par Islam

II. Refus de la modération et adoption du rigorisme

III. Le terrorisme comme forme de corruption sur terre

IV. Le recours arbitraire et infondé à l’excommunication (le takfir)

V. La désobéissance aux gouverneurs et l’abandon de la communauté musulmane

Deuxième chapitre : Réfutation des équivocités et des tromperies des adeptes de l’idéologie terroriste

Ce chapitre s’articule autour des réponses aux équivocités relatives au terrorisme :

I. L’équivocité autour de l’excommunication (le takfir) des gouverneurs

II. L’équivocité autour de la désobéissance aux gouverneurs

III. L’équivocité autour de la lutte contre la turpitude à la pointe de l’épée

IV. L’équivocité autour de la prétention des extrémistes que la communauté mène le Jihad défensif

V. L’équivocité autour de l’expulsion des non musulmans de la péninsule arabique

VI. L’équivocité autour de la compréhension erronée du principe de l’alliance et du désaveu

TROISIÈME PARTIE :

SOLUTIONS, TRAITEMENTS ET RESPONSABILITÉS À ASSUMER

Cette partie se compose de deux chapitres :

Premier chapitre : Les solutions et les traitements Dix solutions et traitements sont proposés :

I. Persévérer dans la quête du savoir et ne se ressourcer qu’auprès des savants de religion

II. Les savants de religion doivent éclairer et guider les jeunes

III. Adopter toujours la modération et le juste milieu et rejeter l’extrémisme et le rigorisme

IV. N’autoriser que les savants compétents et habilités à décréter des fatwas

V. Valorisation des finalités de la Chariâ

VI. La compréhension de la Science (de religion) à la lumière de la méthodologie des pieux prédécesseurs (le salaf) de la communauté

VII. Porter intérêt à la sécurité intellectuelle

VIII. La mise à jour de ce à quoi les rigoristes ont porté atteinte

IX. Ouverture du dialogue et recours aux comités de conseil

X. L’exhortation à la bienfaisance et à la piété

Deuxième chapitre : Rôle du Royaume d’Arabie Saoudite dans la lutte contre le terrorisme

I. Le rôle important des dirigeants du pays des deux Saintes Mosquées dans la lutte contre le terrorisme

II. La mise à exécution des sagesses véhiculées par le discours du Serviteur des deux Saintes Mosquées

III. Le rôle du Comité des Grands Savants et des Académies Islamiques de jurisprudence

IV. Le rôle des mosquées et des sermons du vendredi

V. Le rôle des autorités sécuritaires

VI. Le rôle de la famille

VII. Le rôle des écoles, des universités et des institutions scientifiques

VIII. Le rôle des mass-médias

CONCLUSION : Mise au point sur les principaux résultats et recommandations.

Le traitement du phénomène du terrorisme à la lumière du Coran et de la Sunna

Le traitement du phénomène du terrorisme à la lumière du Coran et de la Sunna –  Diagnostic du mal et prescription du remède idéal

Étude scientifique et analytique qui expose le jugement tranchant dans cette affaire, explicite les causes, les dangers et les conséquences de ce fléau, dévoile les équivocités et les incohérences de l’idéologie qui le sous-tend, propose le remède idéal pour y mettre fin et montre le rôle primordial de l’Arabie Saoudite dans son éradication. Écrit par Son Éminence le Cheikh, le Docteur et le Professeur Âbd Al-Rahmane Ben Âbd Al-Âziz As-Soudays Président Directeur Général des Affaires de la Mosquée Sacrée et de la Mosquée du Prophète – Imam et Orateur à la Mosquée Sacrée

Préface

Louange à Allah, le Généreux et le Dispensateur par excellence, Celui qui guide qui Il veut vers la voie illuminée du Livre et de la Sunna (la tradition prophétique). Je Le remercie, Exalté soit-Il, pour les immenses faveurs dont Il nous a comblés. Nous cherchons refuge auprès de Lui contre tout ce qui pourrait susciter Sa colère et nous précipiter dans les sentiers de l’égarement. Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, le meilleur de ceux qui ont appelé les gens à adorer Allah en ne s’armant que de la douceur, de la sagesse et de la bonne exhortation, sur sa noble famille et sur ses compagnons magnanimes, les meilleurs disciples, et sur tous ceux qui les suivent dans le chemin de la bienfaisance tant que s’amoncèlent les nuages et tant qu’éclatent les orages. Allah, Exalté soit-Il, dit :

« Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint et ne mourez qu’en pleine soumission » (La famille d’Imran, Al-Imrane, Verset 102).

Il dit aussi, Exalté soit-Il :

« Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre [sur la terre] beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement» (Les femmes, An-Nissa, verset 1).

Il dit encore, Gloire et Pureté à Lui :

« Ô vous qui croyez !Craignez Allah et parlez avec droiture {70} afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à son messager obtient certes une grande réussite {71} » (Les Coalisés, Al-Ahzab).

L’une des plus grandes, des plus insignes et des plus complètes grâces qu’Allah nous a octroyées est le fait d’avoir agréé et parachevé pour nous cette religion si majestueuse qui rayonne dans le monde entier :

Aujourd’hui j’ai parachevé pour vous votre religion, j’ai complété mon bienfait sur vous et j’ai agréé pour vous l’islam comme religion» (La table servie, Al-Maïda, verset 3).

Que cette religion est sublime ! Que cette doctrine est gorgée de sagesses ! Que cette Chariâ (législation) est humaine et clémente ! Que ce sentier est lumineux ! Que ce don divin est précieux !

« Dis : “ (Ceci provient) de la grâce d’Allah et de Sa miséricorde ; voilà de quoi ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent ” » (Jonas, Younes, verset 58).

Il est évident que ce qui distingue le plus profondément notre sublime législation est sa perfection, sa globalité, son humanité, son universalité, sa clémence, son pacifisme et son insistancepermanente sur la sécurité et la solidarité des croyants. En effet, elle regorge de maintes règles jurisprudentielles, de multiples lois concernant les intérêts individuels et collectifs, de nombreux principes doctrinaux, moraux, comportementaux et politiques, de nobles finalités sociales, et de précieuses recommandations en rapport avec tout ce qui concourt au bonheur, à la réussite, à la félicité de l’homme ici-bas et dans l’au-delà, et à l’adoration sincère d’Allah. Le Seigneur, Exalté soit-Il, dit :

« Nous suivons la religion d’Allah ! Et qui est meilleur qu’Allah en Sa religion ? C’est Lui que nous adorons » (La vache, Al-Baqara, verset 138)

« Et nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu’un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans » (Les abeilles, An-Nahl, verset 89). Ainsi, cette législation a réalisé une harmonie et une symbiose parfaites entre les exigences rationnelles, les aspirations spirituelles et les penchants passionnels. En effet, elle interdit ouvertement l’injustice, l’iniquité, l’oppression et l’agression, et prône en revanche la justice, l’égalité et la compassion. L’imam Ibn Al-Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, dit : « La législation est fondée sur la sagesse et l’observance des intérêts des gens »(1). Par ailleurs, l’une des plus nobles finalités de cette législation sublime qui se caractérise par l’étendue de son horizon, sa douceur et sa souplesse, est sa préservation des cinq exigences(2). L’imam Ach-Chatibi, qu’Allah lui fasse miséricorde, dit à ce propos : « Les éléments dont dépend la vie des gens ici-bas et sans lesquels elle serait insensée sont : la religion, la vie, l’esprit, la descendance et les biens »(3).

1-La préservation de la religion

Allah dit :

« Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam » (La famille d’Imran, Al-Imrane, verset 19), et Il dit aussi :

« En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien » (Al-Hijr, verset 9). Oubada Ibn As-Samit rapporte aussi que le Prophète, paix et bénédiction d’Allah sur lui, a dit : «Prêtez-moi serment d’allégeance de ne rien associer à Allah »(4).

2 – La préservation de l’âme

Cette idée transparaît clairement à travers les paroles d’Allah, Exalté soit-Il:

« Et ne vous tuez pas vous-mêmes » (Les femmes, An-Nissa, verset 29). Elle transparaît également à travers le hadith du Prophète, paix et bénédiction d’Allah sur lui : « Le sang du Musulman qui atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que je suis Son messager, est sacré»(5).

3 – La préservation de l’esprit

Allah, Exalté soit-Il, dit :

« Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartezvous-en, afin que vous réussissiez » (La table servie, Al-Maïda, verset 90).

Le Prophète, paix et bénédiction d’Allah sur lui, dit à propos du vin : « Tout ce qui pourrait causer l’ivresse est interdit »(6).

4 – La préservation de la descendance

Et ce, à travers la prohibition de l’adultère et de la fornication :

« Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin » (Le voyage nocturne, Al-Isra, verset 32).

5 – La préservation des biens

Allah, Gloire et Pureté à Lui, dit :

« Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des gens injustement et sciemment » (La vache, Al-Baqara, verset 188).

Tous ces points seront amplement développés, par la grâce d’Allah, dans le présent ouvrage. En fait, l’une des faveurs divines immenses à laquelle notre législation a réservé une place de choix et qu’Allah Lui-même a évoquée dans Son noble Livre pour attirer l’attention des gens sur son importance capitale et son rôle central dans leur vie, est la SÉCURITÉ. N’est-ce pas Lui, Exalté soit-Il, qui dit :

Ne les avons-Nous pas établis dans une enceinte sacrée, sûre, vers laquelle des produits de toute sorte sont apportés comme attributions de notre part ? Mais la plupart d’entre eux ne savent pas » (Le récit, Al-Qasas, verset 57).

Le Prophète, paix et bénédiction d’Allah sur lui, a insisté également sur cette faveur inestimable en disant : « Celui d’entre vous qui se réveille le matin en sécurité parmi les siens, ne souffrant d’aucun mal et possédant la nourriture de sa journée, c’est comme si l’on avait mis en sa possession tous les biens de ce monde »(7).

Ainsi, la sécurité des sociétés et des communautés constitue l’une des plus nobles finalités de la législation islamique, car sans elle, les gens baigneraient dans l’anarchie et la sauvagerie ; la société se transformerait en une jungle où seule la loi du plus fort prévaut. C’est dire que la sécurité représente le garant de la félicité ici-bas et dans l’au-delà, de l’amélioration de la situation actuelle et de la future prospérité. C’est un rempart infranchissable qui empêche l’infiltration des discordes et des calamités, et un vecteur d’espoir et de réussite. C’est pour toutes ces raisons qu’Abraham, paix et bénédiction d’Allah sur lui ainsi que sur notre Prophète, a placé la sécurité en tête de ses invocations et supplications :

« Et quand Abraham supplia : “ Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu de sécurité, et fais attribution des fruits à ceux qui parmi ses habitants auront cru en Allah et au Jour dernier ” » (La vache, Al-Baqara, verset 126).

En outre, la législation islamique a honoré l’être humain sur tous les plans (relationnel, comportemental, vital, etc.), pris en considération ses besoins et ses intérêts, et préservé sa vie et ses droits, car c’est à l’homme et uniquement à lui qu’incombe la mission de peupler la terre, de gérer la vie sociale d’une façon qui sert ses intérêts :

« Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer » (Le voyage nocturne, Al-Isra, verset 70).

Cher lecteur !

L’un des phénomènes contemporains qui ne cessent de tarauder l’humanité tout entière et de bouleverser le monde à cause des calamités et des catastrophes qu’il a engendrées est celui du terrorisme et tous les actes criminels qui s’y rapportent : bombarder, horrifier, épouvanter, semer la peur, l’effroi, les troubles et les agitations dans plusieurs pays.

Cette idéologie extrémiste qui gagne du terrain jour après jour et qui s’oppose non seulement à la législation islamique, à ses nobles fondements, lois et finalités, et à son esprit fondé sur la compassion, mais aussi à toutes les nobles valeurs humaines, ne cesse d’envenimer les esprits des jeunes et d’aveugler davantage les gourous qui usent de tous les moyens pour décerveler leurs victimes. Ils sont tous embourbés dans le même marécage de l’Erreur (Al-Batil) :

Et quand on leur dit : “ Ne semez pas la corruption sur la terre ”, ils disent : “Au contraire nous ne sommes que des réformateurs !”{11} Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s’en rendent pas compte{12} » (La vache, Al-Baqara).

Toutefois, ce fléau ravageur sera certainement éradiqué, par la grâce d’Allah, si les hautes instances internationales et régionales ainsi que toutes les institutions sociales unissent leurs efforts et participent activement et méthodiquement à la formation d’une génération modérée et de citoyens équilibrés, responsables et soucieux de donner une image radieuse de leur religion et de leur communauté.

Le pays des deux Saintes Mosquées, cette forteresse imprenable de la foi où le Coran a été révélé et où le meilleur des êtres humains (notre Prophète Muhammad) est né, a été malheureusement touché par les flammes de ce fléau terrible. Ceci est tout à fait normal puisque cette terre sainte n’est pas isolée du reste du monde, d’autant plus que nous croyons qu’il y a derrière ces épreuves que nous confrontons une profonde sagesse divine. En réalité, l’Arabie Saoudite a été – Dieu Merci – parmi les premiers pays qui ont déclaré la guerre au terrorisme et qui sont parvenus à le contrer, avant tout, grâce à sa foi inébranlable en la victoire d’Allah, mais aussi grâce à la sagesse de ses dirigeants qui accordent une importance primordiale à la paix et à la sécurité, que ce soit dans le pays des deux Saintes Mosquées ou dans le monde entier. D’ailleurs, dans le dessein d’immuniser la patrie contre ce mal sur tous les plans (sécuritaire, social, médiatique, scientifique et culturel), ils ont veillé à ce que des conférences, des colloques et des réunions soient régulièrement organisés pour appréhender et traiter ce phénomène. Les savants de religion, les imams, les prédicateurs, les hommes de loi et les « chevaliers » de plume endossent la responsabilité la plus lourde dans ce travail de sensibilisation.

Voilà également que la prestigieuse Université Islamique vers laquelle affluent les étudiants des quatre coins de la terre pour apprendre les idéaux suprêmes et les hautes valeurs morales selon les meilleures pédagogies académiques renoue avec l’excellence en organisant ce congrès scientifique axé sur un sujet d’actualité très important, à savoir la question du terrorisme, ses causes, ses sources, l’idéologie extrémiste qui le sous-tend et les moyens susceptibles d’y mettre fin et de l’éradiquer définitivement.

A la fin de cette préface, je tiens à adresser mes plus vifs remerciements et l’expression de ma très haute considération au parrain de ce congrès, Son Excellence le Serviteur des deux Saintes Mosquées, qu’Allah l’assiste, ainsi qu’à son Dauphin, à son Excellence le vice-président du Conseil des ministres, au Ministre de l’Intérieur et aux agents de sécurité. J’implore Allah pour qu’Il rétribue leurs efforts, alourdisse la balance de leurs bonnes actions et les élève en degrés.

Je remercie de tout mon cœur également son Excellence le Directeur de l’Université Islamique pour les services immenses qu’il rend à la communauté musulmane et à ses causes et pour avoir placé sa confiance en moi en m’invitant à rédiger un ouvrage sur cette question importante.

J’implore Allah pour qu’Il assiste tout le monde et qu’il guide nos pas pour qu’on réalise tout ce qui contribue à la gloire de l’Islam et des Musulmans.


(1) Cf. Ilaam al-mouwaqiyne (3/149).

(2) Ces cinq éléments sont : la religion, la vie, l’esprit, la descendance et l’argent. (C’est nousqui introduisons cette note).

(3) Cf Al-Mouwafaqat (1/38).

(4) Rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih, (chapitre « Al-houdoud » (« Les limites d’Allah »), n° 6784 et par Abou Bakr Al-Khilal, dans Kitab Assounna (chapitre : « La Sunna »), chapitre « Fi jamié taat al-Imam wa ma yajibou alayhi » (« L’obéissance à l’Imam et les devoirs de ce dernier »), n° 41.

(5) Cité par Al-Bukhari dans son Sahih, (chapitre « Adiyatt » (Explication du verset « Et ne vous tuez pas vous-mêmes »), n° 5773 et par Muslim dans son Sahih (L’Authentique), chapitre « Al-qassama wal mouhariboune », (« Al Qassama et les guerriers »), n° 1676. Le hadith est rapporté par Abdullah Ibn Massoud, qu’Allah l’agrée.

(6) Cité par Al-Bukhari dans son Sahih (L’Authentique), chapitre « Explication du hadith du Prophète, paix et bénédiction d’Allah sur lui, “ Facilitez [les choses] et ne les compliquez pas ! ” »), n° 5773.

(7) Cité par At-Tirmidhi dans Az-Zohd (L’Ascèse), n°2346. Il considère que ce hadith est « étrange ». Jugé « bon » par Al-Albani dans son Sahih (L’ Authentique), n° 2318.

 

Les cinq nécessités

Les cinq nécessités sont les besoins impérieux dont l’homme ne peut se passer s’il veut avoir une vie digne, des besoins tels que toutes les lois ont prescrit de les assurer et ont interdit ce qui pourrait aller à leur encontre.

L’islam s’est donné pour objectif d’y veiller et d’en prendre soin afin que le musulman vive en ce monde en paix et en sécurité et qu’il puisse œuvrer pour sa vie présente aussi bien que pour sa vie future, mais aussi afin que la société musulmane vive comme une nation unique, dans la cohésion et la solidarité mutuelle tel un corps unique qui pour se solidariser avec un membre endolori est tout entier affecté par la fièvre et l’insomnie. Les préserver (ces besoins) peut se faire de deux manières :

  1. Les satisfaire et en prendre soin
  2. Les protéger des mauvais agissements et des défaillances

1) La religion

C’est la question la plus importante, celle pour laquelle Allah a créé les hommes et pour laquelle il a envoyé des messagers afin de la transmettre et en prendre soin conformément à la parole divine : {Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager (pour qu’il ordonne) : « Adorez Allah et abandonnez les faux dieux [ţâghût].»} [16: an-Naħl: 36].

L’islam a veillé à protéger la religion et à la préserver de tout chirk [pratique digne du paganisme ou du polythéisme], de toute superstition, de tout péché et de tout interdit qui pourraient l’entamer ou altérer sa pureté.

2) La personne humaine (la vie)

Allah a demandé de protéger la personne humaine même si cela doit conduire à commettre un interdit car en cas de nécessité absolue, cela est excusé comme Allah a dit : {Celui qui est contraint par une nécessité vitale (d’enfreindre l’interdit) et qui (en cela) ne recherche ni la transgression ni l’excès, n’a pas de péché. Vraiment, Allah est tout pardon, toute miséricorde.} [2:al-Baqara:173].

Aussi a-t-il interdit d’attenter à la vie humaine ou de lui causer du préjudice. Il a dit : {Ne vous précipitez pas de vous-même vers votre propre perte.} [2:al-Baqara:195].

Il a détaillé les sanctions et les peines qui dissuadent de s’en prendre injustement aux gens quelle que soit leur religion. En effet, Allah I a dit : {Ô vous qui avez cru, il vous a été prescrit de recourir au talion s’agissant des victimes d’homicide.} [2:al-Baqara:178].

3) La raison

À cette fin (de la protéger), l’islam renferme l’interdiction de tout ce qui peut altérer la raison et la faculté de discernement car celle-ci compte parmi les plus grands bienfaits qu’Allah nous a accordés. Sur elle, repose la dignité de l’homme, par elle, celui-ci se distingue et d’elle dépendent le jugement et la demande des comptes en ce monde et dans l’au-delà.

Voilà pourquoi Allah a interdit les boissons enivrantes et toutes les sortes de stupéfiants, les qualifiant de « abomination, œuvre du diable ». Il a dit : {Ô vous qui avez cru ! Sachez que le vin, le jeu de hasard, les bétyles et les flèches divinatoires ne sont qu’une abomination d’entre les œuvres du diable. Donc, éloignez-vous en afin d’atteindre le succès.} [5:al-Mâ’ida:90].

4) La perpétuation de l’espèce (par la reproduction)

L’islam est très attaché à la préservation de la procréation humaine et à la constitution de la famille au sein de laquelle les enfants reçoivent une éducation respectueuse des hautes valeurs morales. Cet attachement apparait à travers nombre de prescriptions parmi lesquelles :

  • L’islam incite à se marier, à rendre le mariage facile et à ne pas exagérer les dépenses engagées dans sa célébration. Allah a dit : {Mariez les célibataires d’entre vous…} [24:an-Nûr:32].
  • L’islam prohibe les relations coupables (hors mariage) et coupe l’accès aux chemins pouvant y mener. Allah a dit : {Ne vous approchez pas de la fornication car c’est vraiment une turpitude et quelle voie détestable.} [17:al-Isrâ’:32].
  • L’islam a interdit de porter des accusations contre les gens en ce qui concerne leur naissance et leur honneur, faisant de cela un péché grave et prévoyant une peine spécifique en ce monde pour celui qui s’en rendrait coupable, en plus de ce qu’il subira de châtiment dans l’au-delà.
  • L’islam enjoint à l’homme et à la femme de préserver leur honneur et considère même comme martyr dans le sentier d’Allah celui qui est tué en voulant protéger son honneur ou celui de sa famille.

5) Les biens

Dans le but de protéger les biens, l’islam impose (au musulman) de travailler afin de gagner sa vie. Il a permis les transactions, les échanges, le commerce. Toujours pour leur préservation, il a interdit le prêt à intérêt, le vol, la fraude, la tromperie et s’approprier de façon indue les biens des gens. Le Qur’ân formule des menaces et promet les pires punitions à l’encontre de celui qui accomplit ces méfaits.

Il faut prendre en considération la vérité de l’islam non la réalité des musulmans

Si tu rencontres un médecin qui a des habitudes médicales préjudiciables ou tu as connaissance d’un enseignant qui a un comportement exécrable, alors, malgré ton étonnement et la désapprobation que tu éprouves à l’égard de cette habitude qui s’oppose au savoir, à la connaissance et au rang de cette personne, cela n’entamera pas l’opinion que tu te fais de l’importance pour l’humanité de la science médicale ou du rôle éminent que tient l’enseignement dans la société et la civilisation.

Tu comprendras alors que le médecin ou l’enseignant en question n’est qu’un indigne représentant de la profession dont il se réclame.

Pareillement, si nous remarquons des agissements réprouvables chez certains musulmans, cela n’est pas l’expression de la vérité limpide de l’islam. C’est seulement une manifestation de la faiblesse des hommes, des cultures et des coutumes détestables qui n’ont aucun lien avec l’islam tout comme les habitudes et les manières de ce médecin ou de cet enseignant n’ont pas de lien avec la médecine ou l’enseignement.

La religion musulmane s’intéresse à tous les domaines de la vie

La religion musulmane ne constitue pas uniquement une solution au besoin de spiritualité que les musulmans pratiquent dans les mosquées en s’adonnant aux invocations et aux prières rituelles.

Ce n’est pas non plus uniquement de simples opinions et articles de croyance adoptés par ses adeptes.

De même, il ne se résume pas non plus à un système économique dans toute sa complétude.

Il ne se limite pas également à être un ensemble de principes et de théories pour fonder un système (politique) et servir de base à la construction de la société.

Pas plus qu’il ne se réduit à une collection de règles de savoir-vivre et de civilités utiles dans les relations avec les gens.

C’est plutôt un mode de vie complet fait pour tous les domaines de la vie, quelles que soient les facettes et perspectives de celle-ci. Il embrasse donc tout ce qui précède et s’étend bien au-delà encore.

Allah a fait pour les musulmans que cette grâce soit complète et il est satisfait que nous adoptions cette religion parfaite, comme lui-même l’affirme : {Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, j’ai fait en sorte que mon bienfait sur vous soit parfait et il me plait que l’islam soit votre religion} [5:al-Mâ’ida:3].

Un païen dit au célèbre Compagnon Salmân al-Fârisî (le Perse), sur un ton moqueur : «Votre homme (il veut dire le Messager d’Allah) vous a enseigné toute chose même la façon convenable d’uriner et de déféquer ?». Le grand Compagnon lui répondit : «Oui, effectivement, il nous a enseigné… ». Et il se mit à lui énumérer les prescriptions et bonnes manières enseignées par l’islam à ce sujet.

L’islam est la religion de la modération

L’islam est la religion de la modération sans complaisance ni négligence d’une part et sans rigorisme ni excès d’autre part, et cela est clairement visible dans tous les rites religieux et pratiques cultuelles.

C’est la raison pour laquelle le Seigneur a vivement recommandé au Messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui), à ses Compagnons et aux croyants de faire preuve de modération. Cela se réalise en veillant à deux choses :

  1. Se conformer à la religion et concevoir en son cœur plein de respect pour les préceptes divins.
  2. L’interdiction de l’excès, du dépassement de la mesure et de la transgression (des limites).

En effet, Allah a dit : {Tiens-toi fermement sur le droit chemin comme cela t’a été ordonné à toi et à ceux qui, en même temps que toi, sont revenus vers Allah, et ne dépassez pas la mesure [en commettant des excès, des injustices etc.] car il sait parfaitement ce que vous faites} [11:Hûd:112] c’est-à-dire astreins-toi à l’observance de la vérité (demeure sur le chemin de la droiture [istiqâma]) et fournis des efforts dans cette voie mais sans exagération, sans excès et sans t’imposer ce qui est au-dessus de tes forces.

Alors que le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) enseignait à ses Compagnons un rite du pèlerinage, il les mit en garde contre l’excès et les informa que c’est ce qui causa la perte des nations qui les ont précédés. Il parla en ces termes : «Gardez-vous de toute exagération [ghuluww] en religion car ce qui a détruit ceux qui vécurent avant vous, c’est l’exagération en religion» (Ibn Mâjah 3029).

Voilà pourquoi le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : «Limitez-vous, en matière de pratiques (religieuses), à ce que vous pouvez supporter» (al-Bukhârî 1100).

Or, le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a montré la réalité du message avec lequel il a été envoyé à savoir qu’il (ce message) n’est pas venu pour imposer aux hommes ce qui est au-dessus de leur capacité mais il est plutôt arrivé en apportant avec lui, enseignement, sagesse et facilité puisque le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : «Allah ne m’a pas envoyé comme quelqu’un qui rend les choses difficiles et contraignantes aux gens [mu’annit], ni qui fait le compte de leurs fautes [muta`annit], mais il m’a plutôt envoyé comme pédagogue et «facilitateur»» (Muslim 1478).

Comment puis-je connaitre les préceptes religieux ?

Si une personne est touchée par une maladie et si elle en recherche le remède, elle le fera en s’enquérant du plus savant et plus habile médecin pour recevoir de lui le médicament le plus efficace. Elle ne négligera l’ordonnance d’aucun médecin car sa vie est chère et importante à ses yeux.

Or, la religion est pour l’homme ce qu’il possède de plus cher aussi doit-il redoubler d’efforts pour la connaitre et s’enquérir de ce qu’il ignore en questionnant les hommes doués de science et de connaissance et qui sont dignes de confiance.

Lire ce livre est pour toi un pas que tu fais dans la bonne direction. Allah a dit: {Demandez donc aux gens du rappel (les savants) si vous ne savez pas} [16:an-Naħl:43].

Tu dois faire suivre ce pas par d’autres pas dans le cas où quelque chose t’échappe (si les choses te paraissent floues) en te rendant aux centres islamiques et mosquées proches de ton lieu de résidence.

Les cinq piliers de l’islam

Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : «L’islam est bâti sur cinq piliers : témoigner qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration hormis Allah et que Muħammad est le Messager d’Allah, accomplir la prière, s’acquitter de la zakat (aumône légale), faire le pèlerinage à la Maison (sacrée) et jeûner le ramadan» (al-Bukhârî-8, Muslim-16).

Ces cinq piliers [arkân] sont les fondements et les appuis importants qui soutiennent la religion. Nous allons, dans les prochains chapitres, les expliquer et en détailler les prescriptions.

Le premier d’entre ces piliers est la foi [al-îmân], le monothéisme [at-tawħîd]. Il constitue le prochain chapitre qui est intitulé «ta foi». Il est suivi par la şalât (la prière) qui est la plus importante et la plus noble pratique cultuelle. Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : «Son pilier essentiel est la şalât» (at-Tirmidzî 2749) c’est-à-dire que le pilier central de l’islam, celui qui le soutient et lui sert de fondations et sans lequel il ne saurait y avoir d’islam, est la şalât.

Mais pour que la şalât soit valable, il faut que le musulman l’accomplisse en état de pureté [ţahâra]. C’est pourquoi le chapitre «ta foi» sera suivi par le chapitre «ta purification» puis par celui intitulé «ta prière (şalât» et ainsi de suite…)

Les cinq piliers de l’islam:

  1. Témoigner qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration hormis Allah et que Muħammad est le Messager d’Allah
  2. Accomplir la şalât (prière)
  3. S’acquitter de la zakat (aumône légale)
  4. Jeûner le ramadan
  5. Aller en pèlerinage à la Maison (Sacrée)

L’apprentissage des préceptes de l’islam

Il est recommandé au musulman d’accorder une attention particulière à l’apprentissage de la loi islamique en rapport avec toutes les questions intéressant sa vie, concernant ses pratiques d’adoration [`ibâdât], ses rapports avec les autres [mu`âmalât] et ses relations, ceci afin d’accomplir ses rites en toute connaissance et clairvoyance. Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit: «Quand Allah veut du bien pour quelqu’un, il l’instruit en religion» (al-Bukhârî 71, Muslim 1037).

Il lui incombe donc d’apprendre les prescriptions obligatoires comme la façon de faire la şalât (la prière) et la purification rituelle, et ce qui est permis et interdit en matière de nourriture, de boissons etc. Il lui est aussi recommandé de connaitre les prescriptions conseillées dans la charia, c’est-à-dire non obligatoires.

Les jugements de la loi

Toutes les paroles et actions de l’homme s’intègrent nécessairement au regard de la charia dans l’un de ces cinq cas:

L’obligatoire [al-wâjib] : Il s’agit de ce qu’Allah a ordonné, de sorte qu’on est récompensé si on le fait et puni si on le délaisse comme les cinq prières (quotidiennes) et le jeûne du ramadan.

L’interdit [al-ħarâm] : C’est ce qu’Allah a prohibé de telle sorte qu’on est récompensé en le délaissant et puni si on l’enfreint comme la fornication et la consommation du vin.

Sunna [mustaħabb] : L’acte qualifié de sunna [conforme à la tradition et l’exemple du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) ou recommandé [mustaħabb] : il s’agit de ce que l’islam conseille de faire de sorte que celui qui s’y applique est récompensé tandis que celui qui le délaisse n’est pas puni comme par exemple sourire quand on rencontre les gens, s’empresser de les saluer en premier, enlever les saletés qui jonchent la route, etc.…

Le déconseillé [al-makrûh] : C’est ce que l’islam conseille d’abandonner de sorte qu’on est récompensé quand on le délaisse (intentionnellement) et puni quand on le pratique comme le fait de se distraire et s’amuser avec ses doigts en pleine prière.

Le permis [al-mubâħ] : C’est l’acte dont ni la pratique ni le délaissement ne sont visés par un ordre ou une interdiction comme le fait, en général, de manger, boire et parler.

L’islam est la religion de la vie

L’islam est une religion qui établit un équilibre entre la vie terrestre et la vie de l’au-delà. En effet, ce monde terrestre est un champ que le musulman ensemence en y plantant toutes sortes de bonnes choses ayant trait à tous les aspects de la vie dans le but d’en récolter la récompense ici-bas et dans l’au-delà. Ces semailles et cet ensemencement requièrent de s’engager dans la vie avec un esprit optimiste plein de sérieux et de détermination. Cela se perçoit à travers les aspects suivants:

Le peuplement de la terre

Allah a dit : {C’est lui qui vous a créés à partir de la terre et qui vous l’a donnée à peupler} [11:Hûd:61]. Il nous a effectivement créés sur cette terre et nous a demandé de la peupler et de la développer grâce à la civilisation et la construction, ceci de façon à ce que cela serve l’humanité et ne contrevienne pas à l’indulgente législation islamique. Il a même prescrit que son développement et son aménagement fassent partie des buts (recherchés par la législation divine) et des actes comptés comme une adoration et ce, même dans les circonstances les plus dures et les plus sombres puisque le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a précisé que si la fin du monde commence pendant que le musulman est sur le point de mettre en terre une plante, celui-ci doit se hâter de la planter dans la mesure du possible afin que cela lui soit compté comme une aumône (al-Musnad 2712).

Vivre en société

L’islam appelle à s’associer aux gens dans la construction, la civilisation, la réforme (de l’individu, de la société, etc.…), à se mêler à eux et à communiquer avec eux en usant des qualités morales les plus élevées et des politesses les plus raffinées, et ce quelles que soient leurs cultures ou leurs religions. Il fait aussi remarquer que s’isoler (se retirer de la société, se replier sur soi-même) et se tenir éloigné des gens n’est pas la voie des prédicateurs et des réformateurs. De ce fait, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) considère celui qui se mêle aux hommes tout en faisant preuve de patience vis-à-vis des désagréments et erreurs qu’ils commettent à son encontre comme meilleur que celui qui s’isole et s’éloigne d’eux (Ibn Mâjah 4032).

La religion de la science

L’islam est une religion qui établit un équilibre entre la vie terrestre et la vie de l’au-delà.
L’islam est une religion qui établit un équilibre entre la vie terrestre et la vie de l’au-delà.

Ce n’est nullement un hasard si le premier mot du Qur’ân révélé au Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) est «iqra’» (lis). Il est en effet définitivement établi que l’islam soutient et promeut toutes les sciences qui sont bénéfiques pour l’humanité, tant et si bien que le chemin emprunté par le musulman en quête du savoir et de connaissance est devenu son chemin et sa route pour accéder au paradis conformément à la parole du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) : «quiconque emprunte un chemin en quête d’un savoir, Allah lui facilite grâce à cela un des chemins qui mènent au paradis» (Ibn Ħibbân 84).

D’ailleurs, l’islam n’a jamais été confronté à une lutte entre la religion et la science comme ce fut le cas d’autres religions. Bien au contraire, la religion (islamique) fut la promotrice de la science et son soutien. Elle appelle en effet à l’apprendre et à l’enseigner du moment que celle-ci comporte du bien pour l’humanité.

L’islam a même porté aux nues le savant qui enseigne le bien aux hommes et l’a couronné des honneurs les plus élevés puisque le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a déclaré que toutes les créatures prient pour celui qui enseigne le bien aux hommes (at-Tirmidzî 2685).